Le seul dispositif où
l'avantage fiscal et la
logique patrimoniale sont
parfaitement alignés.
Le PER n'est pas une niche fiscale de plus. C'est l'enveloppe qui permet de reporter une imposition certaine aujourd'hui sur une imposition moindre demain — tout en constituant un capital retraite dans les meilleures conditions de marché. Pour les dirigeants et TNS, les plafonds de déduction sont sans équivalent.
(art. 154 bis CGI) — 2026
pour les cadres du privé
— génération 2000 (COR 2025)
depuis la LFI 2026
(contre 3 ans auparavant)
Le système de
retraite français :
les projections
du COR
Source : Rapport annuel COR — Juin 2025
Le Conseil d'Orientation des Retraites publie chaque année une analyse indépendante de l'équilibre financier du système français. Les chiffres du rapport 2025 confirment une tendance structurelle : les taux de remplacement baissent d'une génération à l'autre, et cette baisse est durable quelle que soit l'hypothèse retenue.
Pour un dirigeant ou un cadre supérieur du secteur privé, la réalité est plus sévère encore que la moyenne. Le taux de remplacement des cadres est mécaniquement plus faible — les cotisations Agirc-Arrco plafonnent, et la part du salaire au-delà de 8 PASS n'est pas prise en compte dans le calcul des droits. La retraite du dirigeant représentera structurellement une fraction bien inférieure à ses revenus d'activité.
Cette réalité n'est pas une catastrophe — c'est une donnée de planification. Elle signifie simplement que la retraite d'un dirigeant se construit, pas à pas, en parallèle de son activité. Et que chaque année de cotisation au PER à TMI élevé est une opportunité fiscale qui ne se rattrape pas.
Le PER n'est pas un produit financier de plus. C'est le mécanisme qui transforme une charge fiscale certaine aujourd'hui en capital retraite disponible demain.
La loi PACTE de 2019 a profondément simplifié le paysage de l'épargne retraite en France en unifiant les anciens dispositifs (PERP, Madelin, PERCO, article 83) sous une architecture commune. Le PER d'aujourd'hui est infiniment plus souple que ses prédécesseurs — sur les sorties, les transferts, et les options d'investissement.
Deux articles. Deux bases
de déduction distinctes.
La déductibilité fiscale du PER repose sur deux textes du CGI, selon votre statut. Pour les TNS et gérants majoritaires, la combinaison des deux enveloppes produit un levier fiscal sans équivalent dans le droit français.
Versements volontaires
— socle commun
Salariés, dirigeants assimilés salariés (président SAS/SASU), TNS
dans la limite de 8 PASS N-1
Plancher : 10 % du PASS N (= 4 806 € en 2026)
2026
Ce plafond est reportable sur les 3 dernières années non utilisées (5 ans pour les plafonds générés à partir de 2026). Il est mutualisable entre conjoints ou partenaires PACS — l'un peut utiliser la fraction non consommée par l'autre.
Le plafond disponible figure sur l'avis d'imposition de l'année N en cases 6OS, 6NT, 6NU (reports N-1, N-2, N-3).
Déduction TNS
— enveloppe élargie
Travailleurs non-salariés (BIC, BNC), gérants majoritaires SARL/SELARL, professions libérales
+ 15 % de la fraction du bénéfice entre 1 et 8 PASS N
Plancher : 10 % du PASS N (= 4 806 € en 2026)
2026 (PASS = 48 060 €)
Ce plafond n'est ni reportable sur les années antérieures ni mutualisable avec le conjoint — contrairement à l'article 163 quatervicies. Il s'applique sur le bénéfice de l'année en cours (N), pas N-1.
La déduction s'impute directement sur le bénéfice professionnel, avant calcul de l'IR. Pour un TNS à TMI 45 %, verser 88 911 € sur son PER génère une économie d'impôt de près de 40 000 € la même année.
Le cumul pour les TNS :
deux bases, deux versements distincts
Un TNS peut mobiliser simultanément les deux articles du CGI — mais sur deux versements distincts, pas sur le même euro. Le 154 bis s'applique à un versement déduit du bénéfice professionnel catégoriel. Le 163 quatervicies s'applique à un versement déduit du revenu global, dans la limite du solde non consommé par le 154 bis.
Concrètement : un gérant majoritaire SARL avec un bénéfice élevé peut verser jusqu'à 88 911 € via son 154 bis, puis utiliser les reports du 163 quatervicies pour des versements supplémentaires. L'addition des deux plafonds peut théoriquement atteindre 124 105 € en 2026 — soit l'une des plus importantes déductions fiscales légalement accessibles à un particulier en France.
Deux modifications majeures : le report des plafonds non utilisés est étendu de 3 à 5 ans pour les plafonds générés à partir de 2026. Et la déductibilité des versements est supprimée après 70 ans — les versements restent possibles mais sans avantage à l'entrée.
Trois compartiments.
Une logique unifiée.
La loi PACTE (2019) a unifié l'architecture de l'épargne retraite en France. Le PER individuel repose sur trois compartiments alimentés par des sources différentes, avec des règles fiscales propres à l'entrée et à la sortie.
Versements volontaires
Le compartiment principal — celui sur lequel porte l'essentiel de la stratégie fiscale du dirigeant. Il est alimenté par les versements volontaires que le souscripteur décide de réaliser chaque année, dans les limites des plafonds de déduction.
À la sortie, le capital issu des versements déduits est imposable à l'IR (barème progressif). Les gains sont soumis au PFU (31,4 % en 2026). Le souscripteur choisit entre sortie en capital (en une ou plusieurs fois) et sortie en rente viagère.
Versements obligatoires
Compartiment alimenté par les cotisations obligatoires définies par accord collectif ou décision unilatérale de l'employeur (ancien article 83). Concerne principalement les salariés dans le cadre d'un PER d'entreprise obligatoire (PERO).
La sortie obligatoire est en rente viagère uniquement — pas de sortie en capital pour ce compartiment. C'est une contrainte importante à intégrer dans la stratégie globale.
Épargne salariale
Compartiment alimenté par les sommes issues de l'intéressement, de la participation, des abondements employeur et des versements CET (Compte Épargne Temps). Correspond à l'ancien PERCO.
Ce compartiment relève du PER collectif (PERECO) et s'inscrit dans le cadre d'un accord d'entreprise. Il n'est pas proposé dans le périmètre actuel de Blake Patrimoine, le cabinet n'étant pas habilité CIF pour la distribution de plans d'épargne entreprise.
La loi PACTE permet le transfert des anciens contrats (PERP, Madelin, article 83, PERCO) vers un PER individuel moderne, avec conservation de l'antériorité fiscale. Les frais de transfert sont plafonnés à 1 % de l'encours avant 5 ans d'ancienneté, et nuls au-delà. Si vous détenez un ancien Madelin ou un PERP avec des frais de gestion élevés et un univers d'investissement limité, le transfert vers un PER d'architecture ouverte est généralement dans votre intérêt. Une analyse préalable reste indispensable — les conditions varient selon les contrats d'origine.
Le PER n'est pas
un capital définitivement bloqué.
L'un des freins les plus fréquents à la souscription d'un PER est la crainte d'immobiliser son capital jusqu'à la retraite. La loi PACTE a prévu six cas de déblocage anticipé qui répondent aux situations de vie réelles.
Déblocage immédiat possible. Capital exonéré d'IR — seuls les prélèvements sociaux sur les gains s'appliquent.
Du souscripteur, de son conjoint, de son partenaire PACS ou de ses enfants. Exonération d'IR sur le capital.
Sur demande de la commission de surendettement ou du juge. Déblocage partiel ou total selon la situation.
Pour le souscripteur n'étant plus titulaire d'un contrat de travail à l'expiration de ses droits à l'assurance chômage.
Applicable aux TNS dont l'activité cesse à la suite d'une procédure collective. Cas spécifique mais structurant pour les dirigeants.
Uniquement pour le compartiment 1 (versements volontaires). Capital soumis à l'IR au barème — pas d'exonération. Les gains sont au PFU.
Résidence principale — point de vigilance : c'est le seul cas de déblocage anticipé qui ne génère pas d'exonération d'IR sur le capital récupéré. Le capital issu des versements déduits est imposable au barème progressif l'année du déblocage — ce qui peut créer un pic d'imposition significatif si le montant est élevé. Cette option doit être modélisée avant toute décision, en comparant le coût fiscal du déblocage avec le coût d'un financement bancaire classique.
Un PER vaut ce que
valent ses fonds.
Comme pour l'assurance-vie, la déduction fiscale à l'entrée n'est que la moitié du sujet. L'autre moitié — celle que la plupart des conseillers négligent — c'est la performance des actifs dans lesquels les versements sont investis pendant 10, 20 ou 30 ans.
Un PER avec un avantage fiscal à l'entrée de 41 % mais investi sur des fonds en euros à 2 % pendant 20 ans produit un capital inférieur à un PER sans déduction mais avec une allocation actions bien construite. La déduction fiscale est un accélérateur — pas un substitut à la performance.
Blake Patrimoine sélectionne les fonds disponibles dans les PER distribués selon les mêmes critères que pour l'assurance-vie : asset managers institutionnels (Rothschild & Co, Carmignac, Edmond de Rothschild, Goldman Sachs AM, Amiral Gestion), horizon de placement, profil de risque et cohérence avec l'allocation patrimoniale globale du client.
L'allocation d'un PER n'est pas statique. Elle évolue avec l'âge du souscripteur, la situation des marchés, et les changements de situation personnelle ou professionnelle. Le suivi régulier est aussi important que la souscription initiale.
Simulation à titre indicatif. TMI et plafond à vérifier selon la situation personnelle. La fiscalité à la sortie (IR sur le capital, PFU sur les gains) est à intégrer dans le calcul global. Ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.
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Maussane-les-Alpilles (13520) · PACA · Bourg-en-Bresse